La revanche des Dragonniers


Forum pour tous les membres du clan La Revanche des Dragonniers sur 2Fight, ou tous ceux qui souhaiteraient en faire partie.
 

Partager | 
 

 L'histoire du clan "La revanche des Dragonniers" [DRACO] - 2Fight V5

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Candicebe
Maître


Messages: 7143
Date d'inscription: 03/04/2010
Age: 16
Localisation: France

MessageSujet: L'histoire du clan "La revanche des Dragonniers" [DRACO] - 2Fight V5   Lun 20 Juin - 14:57

Voilà l'histoire de notre clan pour la version 5 de 2Fight.
Je précise que Maloveste n'est pas encore passée derrière moi ^^

Un grand merci à ayoros44 pour sa superbe mise en page Smile

Je vous laisse lire ce qui aurait dû apparaître sur la page de notre clan, mais étant donné que certains BBCode ne fonctionnent point sur 2Fight, nous avons dû nous rabattre sur la simplicité.
Donc voici l'histoire, avec sa mise en forme originelle (on applaudit Ayo' s'il vous plaît).
Je laisse le topic ouvert pour que vous réagissiez, je suis (comme le topic xD) ouverte à vos avis, critiques et autres.

Juste avant de mettre l'histoire, parce que je sens que certains vont peut-être (voire sûrement) me la réclamer, la partie où vous interviendrez viendra, c'est une certitude, sous forme de chapitre spécial. A l'occasion, je mperai (oui, c'est un verbe que je viens d'inventer) les membres de la V5 pour savoir s'ils souhaitent oui ou non apparaître dans ce chapitre spécial, afin que je puisse l'aménager amaguiz ! (non, je plaisante, ça s'écrit comme ça : à ma guise. C'était juste un petit clin d'oeil à la pub ^^).

Comme on dit dans le métier... Enjoy Smile

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La Genèse


Il y a plusieurs milliers d’années, une guerre faisait rage entre les humains et les dragons.

Un jour, un jeune humain trouva un œuf de dragon abandonné, dont les parents avaient sans doute été tués. Il décida de l’élever dès qu’il éclorait, et ce à l’insu de son entourage. Le dragonneau grandit dans le plus grand secret, et un lien se développa entre lui et le jeune humain. Une fois que le dragonneau eut grandi, l’adolescent décida de le monter aux yeux de tous, humains et dragons, afin qu’ils puissent se rendre compte qu’une amitié était envisageable.

C’est ainsi que ce garçon mit fin à la guerre. Les humains et les dragons firent la paix, et quelques années plus tard, leurs relations devinrent plus qu’amicales. C’est à ce moment-là que naquirent les Dragonniers…




Prologue


Depuis des millénaires, la paix règne dans notre monde grâce aux Dragonniers. Ces derniers n’étaient pas des hommes ordinaires. Liés par un lien télépathique profond avec leur dragon, les Dragonniers ne pouvaient mourir de vieillesse ; agiles et puissants, ils ne tombaient que rarement au combat, et leur longévité faisait que leur nombre ne cessait d’augmenter.
Les jeunes dragonneaux choisissaient leur Dragonnier alors qu’ils n’étaient encore qu’à l’état d’œuf, et le lien se créait entre le dragonneau et le Dragonnier dès le premier contact physique. Plus le temps s’écoulait, plus le lien se renforçait et plus le Dragonnier et son dragon étaient puissants.
C’est dans ce monde paisible et heureux que j’ai grandi. Je m’appelle Candicebe. Je vivais dans un petit village appelé Blagon. Ma meilleure amie se nommait ChibiGoku33. On se considérait comme sœurs.




Chapitre 1


ChibiGoku33 et moi aimions la liberté et le grand air, aussi passions-nous la plus grande partie de notre temps dehors, à profiter du Soleil et du ciel bleu, de la nature… Un jour, durant une de nos escapades habituelles dans la forêt, nous rencontrâmes un homme qui cherchait des adolescents susceptibles de devenir Dragonniers.
Nous qui rêvions de dragons et d’actes héroïques, nous acceptâmes sans hésiter ne serait-ce une seconde, et, téméraires, nous suivîmes cet inconnu, quittant ainsi notre village sans avoir prévenu qui que ce soit.
Après quelques heures de marche, guidées par l‘inconnu, nous arrivâmes devant un immense château, dans une ville appelée Uru‘Baen. Jamais nous n’avions vu un bâtiment aussi imposant. Muettes de surprise, nous restâmes figées pendant quelques secondes, avant que l‘homme, souriant de notre étonnement, nous fasses signe d’entrer. Timidement, nous franchîmes les portes.

Dès que nous eûmes pénétré dans le château, on nous fit traverser un couloir immense, qui conduisait à une salle plus immense encore. A l’intérieur de la pièce, il y avait des centaines de ce que nous prîmes d’abord pour de gros cailloux, avant que l’on nous informe qu’il s’agissait en fait d’œufs de dragons. ChibiGoku33 et moi nous regardâmes et éclatèrent de rire tellement ce que nous avions cru était absurde. Notre accompagnateur nous observa pendant quelques secondes, puis nous demanda ce qui nous faisait ainsi rire. Hilares, nous lui répondîmes franchement, et il se mit à rire avec nous.

Une fois calmés, l’homme, qui s’appelait en fait Vadim, nous expliqua ce que nous avions à faire. En fait, c’était très simple : il nous suffisait de toucher tour à tour tous les œufs jusqu’à ce que l’un d’entre eux éclosent. Nous fûmes également informées qu’il était possible qu’aucun œuf n’éclose pour nous. Nous tentâmes d’évaluer le nombre d’œufs présents dans la pièce. Il devait y en avoir près de 500 !

Nous nous mîmes au travail. Nous passions près des étagères et des tables, effleurant du bout des doigts chaque œuf. Mes yeux balayaient constamment l’ensemble de la pièce, et je ne touchais les œufs que de façon distraites, complètement fascinée par leur nombre. Soudain, mon regard se posa sur un œuf d’un bleu profond aux veinures blanches. Pour une raison que j’ignorais, je fus irrésistiblement attirée vers lui. Pour la première fois pleinement concentrée sur l’œuf que j’allai toucher, je posais doucement ma main dessous.

Rien ne se produisit sur le coup, et déçue, je soupirai, chose que je n’avais pas faite auparavant. Je retirai ma main et m’apprêtai à aller tenter ma chance quelques étagères plus loin lorsqu’un léger craquement m’interpella. Une légère fissure était apparue sur la coquille. Ebahie, je vis l’œuf se craqueler peu à peu, avant qu’un morceau de coquille ne tombe, puis un second, et ce jusqu’à ce qu’un petit être sorte sa tête. Le dragonneau s’extirpa avec quelques difficultés du reste de l’œuf, et je pus l’observer : ses écailles étaient bleues ciels avec parfois des nuances plus foncées, comme le bleu de la mer, au niveau surtout des ses petites ailes et des pattes. Ses piquants et ses griffes étaient d’un blanc d’ivoire. Il avait des yeux d’un bleu profond, parfaitement accordés avec ses différents membres, brillant d‘intelligence et de vivacité.

Inconsciemment, je tendis ma main vers lui, et lui caressai la tête. Dès que ma peau fut en contact avec la sienne, j’eus l’impression qu’un éclair fusait dans mon corps. Pendant quelques fractions de seconde, je ne vis plus rien et ressentis des sentiments, des impressions qui ne m’appartenaient pas. Puis, tout disparut, aussi vite que cela était venu. Seule persistait une sensation de brûlure sur la paume de ma main gauche, main avec laquelle j’avais caressé le dragonneau. Je la ramenai brusquement vers moi, et, légèrement paniquée, en scrutait la paume. Un ovale blanc y était apparu. La Gedwëy Ignasia. Un lien mental était alors établi entre le bébé dragon et moi.

Prenant le dragonneau dans mes bras -chose qui sembla le ravir-, je me dirigeai fissa vers ChibiGoku33, heureuse de lui montrer mon nouvel ami. Elle n’avait quant à elle toujours pas trouvé le bon œuf. Un léger sentiment de culpabilité s’empara de moi alors que j’exhibai, toute fière, le dragonneau : ChibiGoku33 commençait à désespérer. Lui souriant, je lui dis, optimiste :

-Ne t’en fais pas, il y en a encore environ 381 que tu n’as pas testés !
-Oui, tu as raison… me répondit-elle, l’air peu convaincue.

Elle se remis à arpenter les allées entre les différentes étagères et tables, frôlant chaque œuf, espérant de tout son cœur que parmi tous ceux qui se trouvaient ici, un l’attendait pour éclore. Pendant ce temps, Vadim m’expliqua qu’il fallait que je trouve un nom pour le jeune dragon, et qu’ensuite, je serai envoyée avec lui en formation. Je réfléchis une seconde, avant de décider de l’appeler Vanilor.

Quelques minutes après, ChibiGoku33 revint, un dragonneau dans les bras. Ce dernier avait une tête triangulaire, contrairement à celle de Vanilor qui était plus ovale. Sous le ventre, il était bleu cobalt et noir, tandis que les membranes de ses ailes, un peu translucides, étaient d’un bleu roi. Ses deux yeux, vifs et quelque peu espiègles, ressemblaient à deux saphirs.

-Tu vois, il ne fallait pas désespérer !
- Non, tu avais raison. Comment tu l’as appelé le tien ?
-Vanilor ! Et le tien ?
-Shaylia.

Vadim nous conduisit ensuite dans l’aile ouest du château, qui était décidemment encore plus immense que nous ne l’avions cru aux premiers abords. Il nous dit également que notre entraînement serait, surtout les premiers mois, draconien. On nous sépara très rapidement de nos dragonneaux qui furent placés dans une salle de survie, où ils devraient apprendre à se débrouiller seuls. Ils ne devraient en sortir qu’à l’âge de 3 mois.

Ce fut difficile pour nous de nous voir nos partenaires si tôt arrachés, mais nous savions que c’était nécessaire pour le bon déroulement de notre formation : notre seul moyen de communication serait alors la télépathie, et ainsi, notre lien serait très puissant dès les premiers mois. Désormais, la tâche qui nous incombait était de suivre assidument l’enseignement qui nous serait dispensé. Cette perspective nous fit réaliser un fait.
Nous étions Dragonnières.




Chapitre 2


Tandis que Vanilor et Shaylia subissaient de leur côté leur entraînement, le nôtre débuta par l’escrime. Pendant les trois premiers mois de notre formation, on nous appris à nous battre à l’épée, pour pouvoir nous défendre en temps de guerre. Au cours du premiers mois, nous nous entraînions en affrontant d’autres adolescents qui étaient, tout comme nous, devenus Dragonniers.

Nous fûmes ensuite répartis en paire et on nous attribua un maître, qui continua notre entraînement en nous aidant à cerner nos points forts et nos points faibles et à améliorer notre technique de combat, dans le but de devenir de véritables bretteurs. Fort heureusement pour nous, ChibiGoku33 et moi fûmes réparties ensemble. Notre maître, un Dragonnier vieux mais puissant, s’appelait Oromis.

A l’issue de ce trimestre, nous retrouvâmes nos dragons -pour notre plus grand bonheur- et un autre entraînement, plus long cette fois, puisqu’il devait durer un an, débuta : celui de la magie. Il s’apparentait plus à des cours dont le thème portait sur la magie, puisque nous étions regroupés par classe, avec un « enseignant ». En parallèle, notre maître parachevait notre entraînement à l’escrime, et commença également à entraîner nos dragons qui, depuis que nous les avions laissés il y a de cela trois mois, avaient grandi d’une façon pour le moins phénoménale.

En classe, nous étions des élèves assidues, et ne cessions de mettre en pratique ce que nous apprenions pour le maîtriser parfaitement, et, par la même occasion, entraîner notre résistance. En effet, la magie reposait sur un principe simple, mais qui pouvait s’avérer fatal. Pour lancer un sort, il fallait une certaine quantité d’énergie. Notre potentiel énergétique dépendait de notre résistance physique. Plus notre résistance physique était grande, plus notre réserve d’énergie était importante, et plus l’on pouvait lancer des sorts puissants. Cependant, si l’on lançait un sort qui demandait plus d’énergie que nous n’en possédions, c’était la mort qui nous attendait. Une fois le sort lancé et la magie activée, il était impossible de revenir en arrière et d’annuler ce qui avait été fait, même si l’on se rendait compte qu’inexorablement, notre tentative se solderait par notre décès.

Aussi, après quelques mois d’entraînement, soulever un simple caillou grâce à la magie -exercice qui nous épuisait considérablement lors de nos premiers essais- ne nous posait plus aucun problème, et la dépense d’énergie était minime à tel point que l’on ne la sentait même pas. Nos entraînements à la magie et à l’escrime étaient donc parfaitement complémentaires. Quand nous n’apprenions pas par cœur les mots, la grammaire, et la conjugaison de l’ancien langage -langue de la magie-, ChibiGoku33 et moi nous affrontions, sous la supervision de notre maître Oromis.

Nous étions toutes deux de force égale ; j’étais juste plus douée en parade et plus endurante, tandis que ChibiGoku33 m’était largement supérieure en esquive et en rapidité. Lorsque nos dragons atteignirent leurs 6 mois et qu‘ils furent désormais aptes à voler avec un cavalier, notre maître nous appris à monter et à combattre sur leur dos.

Nous travaillions dur. Constamment. Le soir, pendant que les autres Dragonniers en formation s’amusaient et faisaient la fête et que nous n’étions plus avec notre maître, nous nous entraînions, à pied comme sur le dos de nos dragons. Et nos efforts payaient, puisque nous étions sans doute les plus fortes de l’ensemble du groupe, au grand dam de certains garçons aux tendances un peu trop machistes à nos goûts. De plus, plus le temps passait, et plus notre relation avec notre dragon devenait forte.

Après 6 mois d’entraînement à la magie -nous étions donc à la moitié de l’entraînement-, on nous fit tous déménager dans une grande ville : Ellesmera. A ce moment, le groupe « classe » fut alors scindé. Chaque adolescent se vit attribuer une petite maison, mais néanmoins tout à fait adaptée pour accueillir un dragon adulte. Malgré le déménagement et la séparation, les cours continuèrent comme avant.




Chapitre 3


6 mois plus tard, ChibiGoku33 et moi venions de finir notre éducation. Une fois que nous eûmes appris la nouvelle, maître Oromis nous conduisit dans un petit bâtiment, situé à la lisière de la forêt entourant le côté ouest d’Ellesmera, et nous expliqua que c’était ici qu’était fabriquées les équipements de combat des Dragonniers. Solennellement, il nous remit notre armure, que nous nous empressâmes d’enfiler. Nous fûmes ravies de constater qu’elles étaient exactement à notre taille et, bien qu’elles soient lourdes, ne nous gênaient absolument pas dans nos mouvements. Puis, notre maître nous tendit l’écu des Dragonniers. Enfin, il nous donna à chacune notre épée.

Je trouvai la mienne magnifique, et la prenait avec révérence. Il en fut de même pour ChibiGoku33. Mon épée était mi-longue, pratique donc pour les offensives sans pour autant être gênante pour mes mouvements, et malgré tout très légère, ce qui facilitait grandement son maniement. La garde était entièrement en argent, et un lapis-lazuli y était incrusté, s’accordant ainsi parfaitement avec les yeux de Vanilor. La lame, quant à elle, était bleue ciel et ivoire, effilée, et semblait d’une solidité à toute épreuve. Celle de ChibiGoku33 était verte, irisée de noir, et le lapis-lazuli de mon épée avait été remplacé par une émeraude.

Notre maître nous expliqua que les épées de Dragonniers étaient protégées par la magie, et étaient de ce fait résistantes à toutes épreuves. De plus, les pierres précieuses dont leur pommeau était pourvu servaient en fait de réservoir d’énergie. Je glissai lentement mon épée dans son fourreau, de couleur identique à la lame, et attendis que maître Oromis s’occupe de nos dragons, en leur mettant -avec ô combien de difficultés- leur propre armure, qui protègeraient principalement leur poitrail en temps de guerre. L’armure serait à changer régulièrement, pour qu’elle soit de la taille de Vanilor et Shaylia, qui grandissaient tous deux encore énormément. Une fois tous équipés, aussi bien dragons que Dragonniers, Oromis partit. ChibiGoku33 me proposa alors une balade. Nous nous rendîmes dans la forêt, et nous nous entraînâmes toute l’après-midi à nous battre en armure et avec nos nouvelles armes ; le poids de l’armure nous ralentissait un peu au début, mais on s’y habitua très vite.

Quelques jours plus tard, nous décidâmes de retourner à Blagon, pour rendre visite à nos familles. Les 15 premières minutes passées avec ma mère me firent presque regretter d’avoir pris cette initiative, car ma mère me gronda comme jamais, et je dois avouer que pour la première fois depuis des années, j’étais effrayée. Je ne compris pas grand-chose de ce qu’elle disait, mais il ne me fallut pas plus de trente secondes pour assimiler le fait qu’elle avait très mal pris mon départ impromptu et surtout sans qu’elle soit au courant.
Bien sûr, je lui avais envoyé une lettre dès que je l’avais pu pour lui expliquer la situation, mais de toute évidence, ce n’était à ses yeux pas une excuse valable. Les seuls mots compréhensibles qui ressortirent de la conversation furent « irresponsable », « très inquiets », « totalement stupide » et « impardonnable ». Malgré ce fâcheux… « incident », le reste de la journée en compagnie de ma famille se passa très bien. L’ensemble des Blagonnais étaient très heureux de nous revoir, et surtout fiers d’apprendre que nous étions devenues Dragonnières, car jamais personne du village ne l’avait été avant nous.

Lorsque nous fûmes partis et en route pour rentrer à Ellesmera, ChibiGoku33 me demanda si j’avais moi aussi eu droit à « l’engueulade -et le terme, certes vulgaire, est encore faible- du siècle ». Je crois qu’elle déduisit la réponse à partir de l’expression que j’avais dû prendre à l’évocation de cette hypothétique scène, et elle explosa de rire.




Chapitre 4


De retour à Ellesmera, nous allâmes nous sustenter dans un restaurant, où nous discutâmes de nos différents souvenirs d’enfance et de nos aventures de l’époque. Et dire que l’on avait désormais 16...

-La majorité s’approche à grand pas, ne pus-je m’empêcher de signaler.

Alors que nous nous apprêtions à sortir, l’alarme de la ville retentit.
Je me tournai vers ChibiGoku33 et lui dis :

-Tu sais ce que ça veut dire ?
-Oui ! me répondit-elle, le visage pâlissant.

Mais à voir son regard, je compris que je ne devais sans doute pas avoir une meilleure tête qu’elle.

On sauta aussitôt en selle et rentra chez nous sans attendre une seconde et sans savoir pourquoi l’alarme avait retentit. Je mis son armure à Vanilor, enfilai immédiatement après la mienne, pris mon épée dans son fourreau, et l’attachais en hâte à ma ceinture. Puis, je pris mon arc et mes flèches, que je mis en vitesse dans mon carquois, avant d’enfiler en toute hâte mon casque et de sortir en trombe de chez moi, attrapant mon écu au passage. Je sautai en selle sur Vanilor et vis que de nombreux Dragonniers réagissaient comme nous. J’en interpellai un, lui demandant ce qu’il se passait. Très vite, ChibiGoku33 me rejoignit, ainsi que plusieurs autres Dragonniers.

Tous se dirigeaient vers le même endroit, et en voyant un tel rassemblement, je me dis que je n’avais jamais pensé qu’il put y en avoir autant.

-Candice (c’était mon diminutif et surnom), tu sais ce qu’il se passe ? me demanda ChibiGoku33.
-Oui, lui répondis-je. Les Urgals attaquent un village pas très loin de la ville. Et il paraît que cette fois, ils ont emmené l’élite avec eux…
-Quoi ?! Tu veux dire que…
-Oui, les Kulls se sont joints à la partie… Pourtant on les avait pas invité ceux-là ! tentai-je de plaisanter, histoire de détendre un peu l’atmosphère.
-C’est pour ça que tous les Dragonniers y vont ?
-Oui. Le voyage durera normalement une demi-heure. On devrait se préparer psychologiquement, je crois… On n’a jamais fait ça auparavant…
-Non, effectivement… On n’a jamais eu l’occasion de massacrer gaiement, en joyeux lurons que nous sommes, des centaines de monstres dont la vie est vouée à la mort et la destruction. Quel dommage ! Mais le destin a voulu réparer cet injustice ! Il faut bien un début à tout, non ? s’exclama à son tour ChibiGoku33, toujours dans le but de détendre la l’atmosphère.

Cette fois-ci, les Dragonniers qui étaient à côté de nous rirent, et j’adressai à ma sœur de cœur un sourire franc.

Les Urgals étaient des créatures d’environ deux mètres de haut. Ils ressemblaient à des
hommes, mais avaient la peau grise, des poils courts sur tout le corps et des cornes tordues poussaient sur leur tête. A la place des dents, ils avaient des crocs jaunes. Ils étaient habillés d’un pagne et avaient des courtes épées ou des lances ainsi que des petits boucliers ronds. Les Kulls étaient identiques mais mesuraient deux mètres cinquante.

La bataille commença, et je m’y jetai aux côtés de mon amie, priant de toute mon âme l’intégralité des dieux que je connaissais pour que nous ne subissions pas trop de dommages dans nos rangs. Nous tuions un grand nombre d’Urgals et de Kulls, pour notre plus grand dégoût, mais à chaque fois que l’on en tuait un, d’autres venaient aussitôt le remplacer, nous donnant ainsi l’impression que nos efforts étaient vains. L’espoir était en train de me quitter, lorsque j’entendis soudainement un grognement sonore de Vanilor : il venait d’être blessé à l’aile droite, et son sang coulait abondamment.
En voyant cela, je ne pus me contrôler : une rage sans nom m’envahit, en même temps que la douleur de Vanilor emplissait mon esprit, et je me mis à faire un véritable carnage. Tout Urgal s’étant trouvé dans un périmètre d’au moins 20 mètres de moi avait été sauvagement déchiqueté, subissant ainsi mon courroux. Alors que j’admirai sans une once de contentement le travail accompli, je vis maître Oromis s’effondrer, et quelques secondes après, ChibiGoku33 le rejoindre, éliminant au passage tous ceux qui se trouvaient alors trop près de notre instructeur. Je les rejoignis à mon tour aussi vite que je le pouvais, et lâchai :

-Qu’est-ce qui se p… Ha ! Maître ! Vous allez bien ?!!!

L’exclamation m’échappa alors que je voyais la tunique de maître Oromis tachée de sang, et pas seulement de celui de nos adversaires.

-Oui… me répondit-il. Mais vous, fuyez !
-Non ! Je ne veux pas abandonner les autres ! protesta ChibiGoku33.
-Et surtout pas vous Maître ! renchéris-je.
-Vous êtes les plus forts de votre génération ! Il faut absolument que vous rameniez les Œufs qui sont à Uru’Baen à Ellesmera. Vous entraînerez les prochains Dragonniers et vous nous vengerez. C’est un ordre que je vous donne !
-Mais… dîmes-nous, tentant de négocier.

Je ne voyais pas comment nous pourrions abandonner les autres pour sauver notre peau. Je considérai cela comme lâche, même si c’était un ordre de notre maître. Pourtant, j’avais comme habitude de ne jamais désobéir ! Je me tournai vers ChibiGoku33, qui, de toute évidence, pensait exactement la même chose que moi.

C’est alors que Vanilor intervint :

« Les œufs… Il faut sauver les œufs… Votre volonté de rester auprès des vos pairs est louable, mais il est essentiel de sauver les œufs pour permettre à la caste des Dragonniers de survivre à cette future hécatombe. Si les Urgals sont arrivés ici, ils arriveront à Uru’Baen, et je n’ai aucun doute quant à ce qu’il adviendra alors des œufs. Nous sommes en position de faiblesse. Ils nous sont largement supérieurs en nombre. Cela fait des heures que nous combattons, et pourtant, avez-vous l’impression que les effectifs adverses ont diminué ? Pas moi en tout cas. A quoi cela sert-il de continuer à se battre maintenant et de mourir dans quelques heures, alors qu’il nous est possible, en fuyant le champ de bataille certes, de permettre à notre caste de survivre, et d’écraser une bonne fois pour toute, une fois que nous serons prêts, ceux qui nous écrasent aujourd’hui. Nous laisserons les autres derrière nous, et sans doute ne les reverrons-nous plus jamais vivants, mais il est essentiel de sauver les œufs. Vous êtes les meilleures, même Maître Oromis le dit ! Vous êtes les seules susceptibles de permettre une victoire prochaine. En formant et en entraînant les futurs Dragonniers. Cette bataille nous mènera à une défaite. Alors à quoi bon s’obstiner puisque si nous restons, notre courage se soldera sans aucun doute par notre mort ? L’idée d’abandonner nos compagnons, ne croyez pas le contraire. Mais je suis réaliste. Et je ne crois pas à notre victoire, même si je ne doute pas un instant de vos capacités… de nos capacités. »
« Vanilor a raison » vint renchérir Shaylia.
« … »

Je réfléchissais à toute vitesse, tentant de trouver une solution autre que celle de laisser périr nos compagnons aux mains de ces monstres. En vain. Et enfin, je l’admis :

« Je… Tu… Tu as raison… »

J’obéirai, mais uniquement parce qu’il le fallait, et non pas parce que je le voulais. Le regard triste et le cœur empli de doutes, nous montâmes sur nos dragons, décollèrent, et avant que les Urgals n’aient le temps de nous lancer des projectiles, nous avions déjà quitté le champ de bataille, nous forçant nous-mêmes à ne pas jeter un dernier regard sur l’affrontement qui s’y déroulait. Et nous partîmes directement pour Uru’Baen.

Nous débarquâmes, maculées de sang, le visage figé en un masque, et, dès que nous le vîmes, expliquâmes la situation à Vadim. Dès qu’il apprit ce qu’il se passait et ce que nous venions faire, il pâlit, mais acquiesça sans poser de question. Nous passâmes le reste de la journée à transporter les œufs à Ellesmera, en mettant à chaque fois autant que possible dans les sacoches de la selle de nos dragons. Lorsque le soleil se coucha, tous les œufs avaient été transportés, et personne n’avait soufflé mot. Ce que m’avait dit Vanilor sur la défaite que nous risquions fort d’essuyer…
J’essayais de ne pas y penser, mais inlassablement et sans que je puisse lutter contre, ce sentiment terrible, celui de la peur de voir tomber ceux que l’on connait et apprécie, me torturait constamment l’esprit. Vanilor tentait de m’apaiser, mais aucune des pensées tranquillisantes qu’il essayait de me transmettre ou des paroles qu’il prononçait pour me rassurer n’y faisaient.

Le lendemain, nous retournâmes sur le champ de bataille, pour constater l’étendue des dégâts. Bien que notre raison nous criait qu’il n’y avait aucune chance pour que ce soit le cas, nous ne pouvions nous empêcher d’espérer que les Dragonniers aient gagné, ou qu’il y ait au moins quelques survivants. Une fois sur place, nos espoirs furent immédiatement et immanquablement déçus et réduits à néant. Et nous prîmes conscience de l’horreur de la situation.

Le village attaqué la veille n’était plus qu’un champ de ruines. Plus aucun bâtiment n’était encore debout. Le sol était écarlate, tant le sang avait coulé. Quant à ce qu’il y avait sur le sol… Des milliers de cadavres le jonchaient, aussi bien humains qu’Urgals et Kulls. La plupart des visages des Dragonniers s’étaient figés dans une expression de douleur intense, les traits torturés et convulsés, le regard la plupart du temps effrayé. Alors que les corps des Urgals étaient uniquement transpercés au niveau des points vitaux, ceux des Dragonniers étaient complètement lacérés, mutilés même. Je ne pus retenir un hoquet de dégoût lorsque je vis le cadavre d’un garçon qui devaient avoir à peu près mon âge : son corps avait été tailladé de toute part, et sa tête quasiment décapitée… Quasiment… Elle n’était rattachée au reste du corps que par quelques lambeaux de chair. Je sentis les larmes me monter aux yeux, et me détournai de cet affreux spectacle.

Les corps des dragons n’étaient pas en aussi mauvais état que ceux des humains : la plupart d’entre eux avaient dû mourir en même temps que leur Dragonnier, après que la douleur de leur cavalier les ait submergé et rendu fous jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Nous recherchions des survivants, désespérément, sans vouloir admettre qu’il n’y en avait aucun. Pourtant, après près de 2 heures de recherches infructueuses, nous fûmes forcées d’accepter la réalité. Nous avions perdu, écrasés par le nombre de nos adversaires contre lequel la force des nôtres n’avait pu lutter. On mit les corps des Dragonniers sur des charrettes, pour ensuite les faire s‘embraser. Etant donné le nombre de décédés, il nous était impossible de procédés à d’autres funérailles.

Alors que nous finissions d’aligner les centaines et centaines de corps de nos compagnons d’armes, nous trouvâmes celui d’un vieil homme, les habits maculés de sang. Maître Oromis. Il l’était lui aussi. Mort.




Epilogue :


Aujourd’hui encore, nous recherchons des Dragonniers potentiels, susceptibles de nous aider à vaincre les Urgals une bonne fois pour toute, et ainsi de libérer le pays, car ils en ont actuellement pris possession et se servent des humains comme de leurs esclaves. Certaines blessures sont longues à guérir. Mais ne vous laissez pas abattre. Ensemble nous pouvons les vaincre. Ensemble nous pourrons guérir de ces blessures qui chaque jour, nous font souffrir, et appeler à la vengeance, comme une litanie.


Ensemble nous y arriverons. Alors, rejoignez-nous. Rejoignez le clan La Revanche des Dragonniers !

__________________________
Admin [DRACO].
Disponible par MP en cas de besoin.



"Mon cerveau répugne à la stagnation et réclame du travail... Et le plus tôt sera le mieux !"
Sherlock Holmes - Sherlock Holmes
"Le paradoxe de la perfection, c'est qu'on ne peut jamais l'atteindre." Kevin Flynn - Tron : L'Héritage
"Pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus." Albus Dumbledore - Harry Potter à l'école des Sorciers

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://www.la-revanche-des-dragonniers.com
 

L'histoire du clan "La revanche des Dragonniers" [DRACO] - 2Fight V5

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Clan gta reviens
» 1up clan invitation to G|Man*.*
» close clan?
» "Témoignage sur l'Histoire"
» Histoire de la Lustrie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La revanche des Dragonniers :: clan :: L'histoire-